L'existence d'un acte juridique
Un acte auquel on veut volontairement donner des effets juridiques précis, par exemple un contrat de mariage, une reconnaissance de dette, un contrat de travail, une délégation de pouvoir ou un testament.
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Une preuve est l'établissement soit de l'existence d'un acte juridique, soit de la réalité d'un fait juridique.

Un acte auquel on veut volontairement donner des effets juridiques précis, par exemple un contrat de mariage, une reconnaissance de dette, un contrat de travail, une délégation de pouvoir ou un testament.
Un fait auquel la loi donne des effets juridiques sans que l'auteur ou l'intéressé ait eu la volonté de lui en donner, et qui n'est pas « prévu », par exemple un décès, un vol, une conduite dangereuse ou du bruit.
Elle peut se faire par différents moyens : sous forme d'un écrit, d'un témoignage, d'une photographie ou d'un enregistrement. Les preuves parfaites lient le juge, c'est-à-dire qu'il est obligé d'en tenir compte. La force probante des preuves imparfaites est laissée à son appréciation.
Depuis la loi du 13 mars 2000, les preuves littérales, c'est-à-dire par écrit, peuvent être établies sur tout support, papier ou électronique, y compris pour les actes authentiques.
Le procès-verbal de constat est une preuve littérale, écrite, faisant partie des preuves dites « parfaites ».
Comme tous les actes de commissaire de justice, il comprend des mentions qui ont valeur authentique et difficilement contestables : la date, le lieu et les diligences que le commissaire de justice indique avoir faites. Ces mentions ne peuvent pas être remises en cause, sauf par procédure d'inscription de faux, très difficile à entreprendre.
Lorsque le commissaire de justice indique s'être transporté tel jour à tel endroit, cette information est donc incontestable.
Cette qualité authentique du constat de commissaire de justice est essentielle pour fixer une preuve à un moment précis.
En matière de preuve, le principe est que « Nul ne peut se constituer de titre à soi-même ». Faire intervenir un commissaire de justice, officier public et ministériel assermenté, permet à toute personne d'obtenir et de conserver une preuve en fixant un état de fait ou une situation, en le faisant constater.
L'intervention du commissaire de justice confère à ces constatations une valeur quasiment officielle.
Article 1363 du Code civilUn rapport d'expertise peut être complémentaire d'un constat de commissaire de justice, en particulier quand la complexité technique d'une situation requiert un éclairage professionnel spécifique.
Un rapport d'expertise amiable, différent d'un rapport d'expertise judiciaire demandé par le magistrat et rendu par un expert dans le cadre de la mission qui lui a été confiée, n'a pas la même force probante : il ne comporte pas de mentions authentiques et constitue un élément de preuve, et non une preuve parfaite comme le constat de commissaire de justice.
Le détail produit présente les étapes de signature, de traitement, de mise sous séquestre et d'effacement.